Remarques
Diaporama
Plan
1
Le meunier, protecteur
du cours d’eau dont dépend sa vie
  • L’expérience de la continuité écologique du point de vue des moulins.
2
Indissociables de la rivière,
les générations de meuniers au cours des siècles l’ont refaçonnée.
  • Assainissement des marécages.
  • Déviation de cours principaux.
  • Sélections des atiers « bras morts ».
  • Construction des chaussées.
  • Création des ilots.
  • Lancement  des gués et passerelles.



3
Protecteur de la poule aux œufs d’or. le meunier doit:
  • Faciliter la vitesse du courant.
  • Préserver le bon état des berges et de ses ouvrages.
  • Entretenir les accès au moulin.
  • Tempérer l’exubérance de la végétation.
  • Influer sur le paysage: un moulin a besoin d’un clos, de prés, et d’un jardin.
  • Garder l’eau propre pour lui, ses animaux, sa  lessive
  • et aussi éviter les reproches de son voisin de l’ aval.


4
Observateur au quotidien
  • Tous les matins en scrutant la rivière, le meunier détecte les moindres anomalies (rôle de vigie).
  • Par la parfaite connaissance des indices, il sait anticiper quand il y a des crues.
  • Pendant celles ci, il protège son bien mais aussi un patrimoine commun.
  • Aussitôt après il sait intervenir  pour réparer les nuisances, aussi bien physiques qu’esthétiques.
  • En étiage la retenue amont devient un oasis.
5
Régulateur
  • Le meunier règle le débit, pour optimiser au mieux sa force hydraulique, en manœuvrant la ou les vannes de décharges.
  • Le faucardage et la sortie des embâcles gênants facilitent l’écoulement des eaux en augmentant la vitesse du courant.
  • Il conserve les herbes et les bois immergés ailleurs que dans son bief et sur sa chaussée car ils sont de précieuses nurseries et des garde mangés pour les poissons.
  • Il sait aussi que rien n’est mieux que la végétation et la sylve pour tenir une berge et maintenir ombre et  fraicheur.
6
Gestionnaire volontaire des débits
  • Pour optimiser sa chute le meunier veille à ce que le niveau de sa retenue amont soit le plus haut possible, aussi il réduit son débit œuvré en laissant l’eau couvrir le déversoir car les derniers centimètres sont les plus productifs (débit réservé).
  • Au temps des éclusées, jamais il ne laissait trop baisser le niveau, car le soleil et l’air sur le pied de la chaussée engendrent les fuites « ou renards ».
7
Jardinier des berges
  • Le meunier gère la végétation, en sélectionnant les essences (ex l’aulne), et les sujets (par élimination) , parfois il plante, souvent il consolide les sapes sous les racines pour éviter les chutes, la coupe rase est exclue ainsi que le débroussaillage intensif.
  • La prairie herbeuse et le bocage aux haies drainées, sont les meilleurs façons pour fixer la terre arable. Elle sont aussi les meilleurs des ralentisseurs de crues et conservent la fraicheur pendant l’été.
8
Le meunier veille sur son bief et sa chaussée; ces bienfaits  diabolisés
  • La chaussée tempère les débits.
  • Par l’eau de sa retenue elle verdit les prairies.
  • Elle nourrit les nappes souterraines (effet de biefs).
  • Elle facilite l’évaporation (effet plan d’eau).
  • En amont; elle abrite le poisson blanc, et son prédateur le brochet.
  • En aval par la cascade de son déversoir,  elle attire le poisson vif ( truite, goujon) et leur offre des frayères.



9
Le meunier facilite au maximum le  transit sédimentaire
  • Son intérêt est que son bief ne s’obstrue pas:
  • Il faucarde pour ne pas fixer les vases.
  • Il utilise l’effet de chasse en ouvrant promptement et à fond sa vanne de décharge, une fois en crue et une fois en étiage.                                                 NB: cette opération est plus efficace en basses eaux, période des interdictions de manœuvres !!!
  • Il sort les embâcles gênantes sur sa chaussée et devant ses moteurs hydrauliques.
  • Il gère le passage des feuilles qui après leur putréfaction se sédimentent.
  • Il entretient le chenal d’échappée: pour optimiser sa force motrice, l’accélération du courant facilite l’évacuation.
10
Le meunier partage le territoire avec la faune aquatique
  • Autrefois régulateur de l’anguille considérée comme nuisible, il contribue aujourd’hui à sa survie « comme elle, il sait ce qu’est une espèce menacée! » (Observation des populations , en aval oxygénation des eaux par ses roues ou turbines, les échappées d’eaux vives facilitent la prolifération du menu fretin dont elle se nourrit, la profondeur du bief et son eau calme et sombre lui sont propices. )
  • Son intérêt est que son environnement reste riche et agréable:
  • Une chaussée de moins de 3m de hauteur ne bloque ni l’anguille ni le salmonidé!
  • Souvent il participe à la régulation du destructeur de berge,  de jardin, et de culture qu’est le ragondin.
  • Le plan d ’eau de son bief sert d’étape aux migrateurs, et parfois les auges de la basse cour de lieu de ravitaillement.
11
Mon avis sur la pertinence du retour aux rivières originelles
  • Ceci reviendrait à faire perdre la domestication de mon chien Rip pour le rendre sauvage comme l’ours des Pyrénées, mais avec une infinité de conséquences dramatiques pour l’homme, le milieu, le climat.
12